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Chapelle et choeur
[egli, arch, ouvr, arbr]
[Vercors > Rive gauche Drac-Isère > Sassenage > Saint-Pierre de Sassenage]
Mélusine
[ouvr]
[Vercors > Rive gauche Drac-Isère > Sassenage > Château de Bérenger]
Mélusine figure au fronton du château, sur fond d'armoiries. Elle fait partie du patrimoine historique sassenageois, au même titre que le château de Bérenger et les Cuves qui fournissent le cadre de la légende.
Le seigneur de Bérenger, maitre du château, épousa la fée Mélusine en promettant de ne jamais chercher à la voir le vendredi. Ce qu'il fit malheureusement après de longues années de bonheur ... Las ! Il découvrit pour la première et dernière fois que son épouse se changeait en sirène. Elle disparut ensuite à jamais dans les Cuves.
Cette légende a pendant très longtemps prêté aux Cuves une réputation maléfique.
Tunnel des Châtelaines
[ouvr, fore]
[Vercors > Rive gauche Drac-Isère > Ancienne voie du tram]
Le tram de Villard ...
Pendant 40 ans les gens de Grenoble ont ainsi désigné l'aimable tortillard qui, partant de la place Grenette, au centre de Grenoble, prenait rapidement d'assaut les premières pentes du Vercors à hauteur de Seyssinet pour se hisser patiemment jusqu'à Saint-Nizier du Moucherotte. Redescendre ensuite sur Villard par Lans ne représentait alors plus de grande difficulté pour une mécanique fortement sollicitée à la montée. Imaginé dès 1891, inauguré en 1911, vaincu en 1951. "La route a vaincu le rail", titrait un journal d'époque.
Les vestiges de cette trop courte histoire sont encore manifestes. Encore faut-il, pour les trouver, accepter d'abandonner son véhicule. Car c'est là le charme de l'histoire : le tracé du tram a été effectué pour bonne partie à l'écart de la route de Grenoble à Saint-Nizier. Les vestiges ne sont donc pas, comme bien souvent, sous une large couche de bitume, mais au frais, dans la forêt, sur un tracé plus à l'ouest.
Il est donc loisible au promeneur d'emprunter cette large voie ; il sera difficile d'ignorer l'histoire de ce qui semble au départ n'être qu'une belle piste forestière : parapets de pierres maçonnées, murs de soutènements, tunnels, larges virages, pente douce et quasi constante, canalisations... Le tram n'est plus là, mais il se pourrait que vous l'entendiez s'éloigner au loin, grinçant et balançant. Vous vous surprendrez alors immanquablement à vous imaginer à bord, à goûter au plaisir que procuraient les magnifiques paysages qui s'ouvraient sur la métropole et ses montagnes, au fur et à mesure de l'ascension ; à profiter du bon génie des bâtisseurs, qui avaient eu la hardiesse de faire pénétrer cette machine au coeur de la forêt ; et finalement, avisant une traverse hativement déposée au bord du chemin, à vous dire que finalement, les raisons économiques qui avaient préludé au démantèlement de la ligne n'auraient aujourd'hui peut-être pas eu raison de l'aimable tortillard.
Né trop tôt ou abandonné trop vite, qui sait ...
Le tremplin olympique
[ouvr, ptdv, spor]
[Vercors > Quatre-Montagnes > Saint-Nizier du Moucherotte]
Entièrement construit en béton pour les Jeux de 68, il est aujourd'hui dans un état de délabrement avancé qui pose problème à la commune. C'est un tremplin de 90 m, qui permettait aux sauteurs de s'élancer en ayant l'impression de sauter sur Grenoble (que l'on voit en bas sur la photo). Le cascadeur Alain Prieur en fit un usage original en s'y lançant en moto pour enregistrer un saut de plus de 84 m, record inégalé dans la catégorie "fondu".
Une particularité historique de ce tremplin : l'un des architectes du projet est Pierre Dalloz, ami de l'écrivain Jean Prévost, de Sassenage. Dalloz et Prévost ont imaginé en 41 le plan Montagnard, qui prévoyait d'utiliser le Vercors comme une citadelle imprenable dans laquelle auraient été constituées des unités, avant de les précipiter sur les troupes allemande : l'idée était celle d'un "cheval de Troie pour troupes aéroportées". Ce plan ne s'est pas déroulé comme prévu pour de nombreuses raisons, techniques et politiques. Le fait est que les groupes de résistants mal équipés ont dû faire face à l'été 44 à une attaque frontale des Allemands alors que seule une tactique de harcèlement était tenable. Le village de Saint-Nizier supporta à ce titre le premier choc, avant de céder sous la pression allemande ; cet événement marque le début de l'invasion de la "république libre du Vercors" ; la nécropole de St-Nizier en témoigne. L'exécution de représailles contre les habitants, jugés complices des résistants, incita l'état major à éviter les combats dans les villages par la suite.