Seyssinet, Fontaine, Sassenage, Noyarey, Veurey ... Au Nord du Vercors, entre Drac (Isère dès Noyarey) et falaises, ces villages balancent entre le tumulte de la très proche agglomération et l'appel de la montagne, toujours visible.
Cette commune jouxtant Grenoble abrite un parc très apprécié des familles.
Au centre du domaine privé du château de la Rochette, l'espace naturel de la Poya, ouvert au public depuis 1995, offre une composition paysagère caractéristique des propriétés anciennes, dont l'authenticité est remarquablement préservée. Des prairies, allées de charmes, de charmilles et de frênes bordent le domaine et les ruisseaux, formant des allées ombragées. Au centre, trône un bouquet d'arbres centenaires composé de cèdres, de chênes et de platanes. Deux bosquets aux essences spécifiques, composés de buis et bambous, se sont développés à l'intérieur du parc. Une allée, aujourd'hui classée, conduit au château.
(source : Patrimoine en Isère)
Ce "désert" se situe aux portes de Grenoble, au dessus de Seyssinet en empruntant la route de la Tour sans Venin, pour être plus précis. On y accède directement depuis la route (aire de pique-nique) ou bien par les Vouillants. Il s'agit en fait de prairies et sous-bois parcourus par le philosophe alors qu'il résidait à Grenoble :
« Durant ce mois, ROUSSEAU fit des excursions de montagnes et des courses de botanique ; il fut reçu chez des amis de son hôte et partout avec le plus de cordialité possible : il visita Beauregard, il y séjourna. Il se plaisait surtout à herboriser dans son voisinage. De là vient qu’on a donné le nom de désert de Jean-Jacques à l’un de ces points d’excursions que préférait le plus notre philosophe. »
(Ancien mandement de Pariset de J.J.A.Pillot de Thorey - source).
Ces prairies forment un étage bien agréable sous le plateau de Saint-Nizier. [...]
L'histoire du Vercors Nord est indissociable de celle de Sassenage. Au Moyen-Age, les seigneurs de Sassenage prélevaient les impôts sur la partie septentrionale du massif. Les paiements étaient à cette époque souvent réglés en nature sous forme de fromage, connu aujourd'hui sous le nom de "Bleu de Sassenage". Témoin récent de cette richesse, le château de Bérenger-Sassenage, qui figure au rang des sept merveilles du Dauphiné.
La route reliant Sassenage à Lans-en-Vercors par les gorges du Furon, ouverte en 1827, est la première qui permit le désenclavement du massif. Elle profita naturellement aux Quatre-Montagnes, qui prirent une avance économique sur le Vercors historique, alors dépourvu de la future route des Grands Goulets.
Quasiment invisible de la vallée, cette ferme Durand dévoile pourtant un panorama généreux de Grenoble jusqu'au Voironnais. La ferme est posée sur un terrain formant balcon au dessus de l'agglomération, qui semble toute proche.
Cette promenade peut s'entreprendre de trois manières : à partir de Pont Charvet, au dessus des Côtes de Sassenage. Le sentier monte fort au dessus de l'anticlinal ; il déplaira en cela aux jeunes randonneurs. Plus familiale, une variante prend comme point de départ la ferme Charvet, au terminus de la petite route qui démarre au niveau du mémorial de St-Nizier du Moucherotte, en montant de Seyssinet. Dans ce sens la promenade descend en pente douce en sous-bois sous Mollard Gargot, jusqu'à la ferme Durand. Il faut ensuite rebrousser chemin jusqu'à la voiture. Enfin, troisième alternative : à partir du barrage d'Engins, "Au delà du Furon". Le chemin reste à l'ombre jusque tard [...]
Il subsiste dans la région de nombreux vestiges qui nous ramènent plusieurs siècles en arrière. L'ancienne route du Vercors en fait partie. Je trouve toujours émouvant, par comparaison avec toutes les commodités que nous offre notre époque, de nous situer en ces périodes passées au cours desquelles "descendre à Sassenage" ou "monter à Lans" évoquait une aventure qui ne s'entreprenait que de rares fois dans l'année.
En ces temps le massif du Vercors était dépourvu d'accès carossable, hormis au sud par le Col du Rousset et au nord par la vieille route de Sassenage. Les autres voies de communication consistaient en pas franchissables à pied lorsque les conditions étaient favorables. La voie montant de Sassenage était donc de la première importance pour les attelages, qui disposaient de relais tels que celui d'Engins sur leur itinéraire. Au début du [...]