Cette promenade est réalisable en une demi-journée à partir du parking de la Molière. Pour pousser jusqu'à Sornin, mieux vaut prévoir la journée afin de bien profiter des paysages : Chartreuse, Belledone, montagnes de Lans, et pour les chanceux, si le ciel est très dégagé — ce qui est assez rare en été — le Mont Blanc.
Depuis la table d'orientation de la Molière, prendre vers le Nord en direction de Gève et de Plénouze. A la première bifurcation (Les Génisses), prendre à droite direction Sornin. Le sentier chemine alors parmi des dépressions calcaires qui laissent deviner la proximité du fameux gouffre. Le gouffre Berger n'est pas clairement indiqué par le balisage. Il l'a été autrefois, mais les indications d'accès le concernant ont soigneusement été dévissées aux croisées des chemins, certainement pour éviter que des promeneurs mésestimant le danger ne s'aventurent à son entrée.
Rappelons qu'il est absolument indispensable d'être équipé et entrainé pour pénétrer dans le gouffre, même s'il semble à priori très simple de se saisir de la main courante pour y descendre sur quelques mètres "seulement".
Au lieu-dit Le Lapiaz, prendre immédiatement à gauche pour se diriger vers le gouffre. Laisser temporairement le sentier qui file vers Sornin. Cinq minutes plus tard, un balisage de randonnée ne portant aucun nom de lieu-dit (Gouffre Berger y était peut-être inscrit, il ne subsiste que la trace de la plaque qui a depuis été dévissée) indique : tout droit Le Lapiaz 5 min, Sornin 30 min ; en revenant sur vos pas : Malatras 20 min, La Sure 55 min. Il faudra prendre à droite un sentier non indiqué par le balisage, mais dont la grande largeur laisse deviner la fréquentation. Dès lors seuls les cairns vous guideront sur le lapiaz.
La belle dalle calcaire (lapiaz) du gouffre est dès lors accessible en 15 minutes. Ceux qui s'attendent à une ouverture béante laissant voir les entrailles de la terre en seront pour leurs frais. L'entrée est modeste. A proximité, quelques plaques commémoratives rappellent que la prudence se suffit malheureusement pas toujours à se prémunir du risque.
Revenir en une vingtaine de minutes au croisement Le Lapiaz, puis poursuivre en direction de Sornin. Le sentier sort ensuite de la forêt en dévoilant de belles vues sur la toute proche Chartreuse. Emprunter la piste qui descend à partir de la bergerie. Le sentier menant à la Dent du Loup est accessible peu après à main gauche. En continuant à descendre, on parvient au hameau de Sornin.
(le réseau du gouffre Berger est en relation avec les cuves de Sassenage, situées en contrebas).
A noter : la couleur chaume de la prairie n'est pas caractéristique. La sécheresse exceptionnelle de cet été 2003 a simplement jauni les pâtures, habituellement verdoyantes.


Cette faille est formée par le retour de la Dent du Loup vers le plateau de Sornin. Cette faille est très accidentée, en gradins. Du haut on distingue un petit sentier sur l'un des gradins. Certainement formé par le passage des chamois. La montée sur le plateau par cette faille est impossible à la différence de la Draille des Communaux. Des passages nécessitent le recours à l'escalade.
Me trouvant dans l'axe de la ligne, j'ai cédé à la tentation de la photo géométrique. Il faut bien qu'ils servent à quelque chose, ces fichus pylônes, non ?