Région extrême Nord-Ouest du massif ; entité bien séparée de ses deux voisines, Quatre-Montagnes à l'est et Vercors central ("historique") au Sud.
Les forêts sont prédominantes sur ce territoire préservé ; on parle souvent de la "forêt des Coulmes", tant elle est omniprésente. Y travaillaient autrefois les charbonniers : certaines de leurs cabanes sont encore visibles au coeur de cette forêt.
N'essayez pas de deviner de la vallée le tracé de cette route qui part du petit village de St-Gervais pour aboutir sur le plateau du Vercors : difficile en effet d'imaginer seulement qu'il existe un passage, tant le canyon des Ecouges semble fermé à toute tentative d'intrusion.
Et pourtant, au fur et à mesure que la route s'élève, on perce les intentions des constructeurs, jusqu'au franchissement en balcon (ou tunnel, selon le sens de circulation) du canyon. La route s'extrait du canyon au lieu-dit Pont-Chabert : c'en est alors fini des surplombs vertigineux, place aux douces pentes du val de Romeyère.
Les Ecouges correspondent au territoire situé entre la barre rocheuse qui s'étend des rochers du Cumacle au signal de Nave à l'Est, et la forêt qui s'étend sur les pentes abrutes des hauts de Saint-Gervais à l'Ouest. La route d'accès de Saint-Gervais au col de Romeyère porte d'ailleurs le nom de route des Ecouges.
Les prairies qui s'étendent au Nord de autour des fermes du Rivet et de Fessole confèrent au lieu un caractère pastoral.
Une des possibilités, la plus directe, consiste à laisser la voiture au col de Montaud. Prendre la direction Le couloir d'avalanche, 15 min. Le sentier suit épouse alors le relief du Bec de l'Orient. Arrivé au lieu-dit couloir d'avalanches, ne pas suivre le sentier qui descend vers La Rivière. Prendre le chemin qui continue à prendre de l'altitude, balisé par des points bleus (passablement effacés par endroit).
Après une grosse demi-heure de cheminement en forêt sous le [...]
Le calme des lieux est trompeur, un des premiers épisodes dramatiques de la résistance en Vercors s'est joué ici : une compagnie complète, prise au piège par la configuration des lieux, fut anéantie. Le village, détruit en représailles, a été totalement reconstruit depuis. Un monument commémore cet événement.