Montpellier est une ville dotée d'une riche histoire millénaire, ayant joué un rôle important dans les évolutions de la médecine, le commerce méditerranéen et les guerres de religion. Il semble pourtant qu'aux yeux des visiteurs, Montpellier ne serait pas ce qu'elle est sans son quartier antique, façon pastiche. Cette empreinte bétonnée résume assez bien les ambitions de l'ancien député-maire de Montpellier, qui régna sans partage sur sa ville. A son crédit, Montpellier est devenue en trente ans une ville moderne et dotée des moyens les plus avancés en transport et médecine.
La ville se situe entre le proche littoral méditerranéen, pourvu de nombreuses stations balnéaires, et un arrière pays couvert de garrigue jusqu'aux contreforts des Cévennes.
Au dessus des plaines de champs d'oliviers, ordonnés par quelques rangées de pins, s'élève un plateau battu par les vents. L'homme y a trouvé refuge dès la Préhistoire. Dès lors, chaque époque va marquer de son sceau ce site auquel l'accessibilité difficile conférait naturellement un caractère défensif. Romains, seigneurs médiévaux, rois ... Tous sont passés aux Baux.
A gauche : hôtel de Manville (XVIe), actuelle mairie.
En fait de château, c'est d'une belle abbaye de style roman qu'il s'agit, l'abbaye de Montmajour. Après une longue visite justifiée par la très riche histoire du lieu, on apprend que cette abbaye a été initialement bâtie sur l'emplacement d'une chapelle carolingienne troglodyte, creusée dans le flanc du rocher qui servait également de nécropole. Des tombes rupestres en témoignent. Le monastère est construit autour d'une abbatiale romane très épurée, accolée à un très beau cloître. Puis, lors de la guerre de cent ans, la tour a été construite, ce qui peut de loin laisser confondre le monument avec un ouvrage défensif.
Enfin, la partie XVIII du monastère (mauriste, de Saint-Maur) tranche [...]
La montagne Sainte-Victoire se dresse au dessus du petit village provençal de Rousset à l'est d'Aix-en-Provence. Ce qui en fait la montagne des Aixois. C'est donc une montagne provençale, certes, mais qui se respecte comme il se doit pour toute montagne. Elle se remarque de loin, isolée dans ce plat pays. On pourrait se dire que l'impression de grandeur qui s'en dégage est simplement produite par le contraste avec la plaine d'Aix, et que le sommet n'est certainement pas bien haut. Erreur, mon cher Watson : ce relief en crêtes rectilignes culmine tout de même à XXX m, planté d'une croix, la Croix de Provence (en réfection lors de ma visite).
Les sentiers sont relativement pentus. Certains ne mènent qu'aux nombreuses voies d'escalades qui quadrillent le secteur. D'autres sont accessibles aux simples piétons, mais gare aux petits cailloux qui roulent sous les chaussures ! Les pas [...]