Le Sappey, Saint-Pierre de Chartreuse, Saint-Laurent du Pont, Saint-Hilaire du Touvet... Autant de lieux bien connus des Grenoblois pour les promenades rapidement accessibles qu'ils jalonnent en Chartreuse Sud.
Cette région est dominée par des sommets également très fréquentés à la belle saison, tels que Grand Som, Chamechaude, Dent de Crolles...
Les curieux de régionalisme trouveront certainement leur bonheur dans cet essai sur la toponomie de la commune de Saint-Pierre de Chartreuse par Roland Gaude. Histoire locale et origine des noms y sont conjugués. De quoi satisfare connaisseurs des lieux autant que visiteurs érudits.

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Ce jour là, j'avais décidé d'observer le coucher de soleil depuis la croix sommitale. En montant, je rencontrai un troupeau de moutons sur l'alpage, sous le sommet. La discussion avec le berger m'apprit que le lynx faisait des ravages parmi ses bêtes. Réintroduit depuis peu, il semble jouer en Chartreuse le rôle du loup en Vercors.
Sur la photo, on distingue dans l'arrière plan le Grand Som, ainsi que le Petit Som, éclairés par les derniers rayons de la journée.
Est-il besoin de présenter ce but emblématique des sorties dominicales grenobloises ?
Si tel était le cas, précisons simplement qu'au coeur de la Chartreuse, entre la Grande Sure et Chamechaude se trouve un bel alpage tout en rondeurs. Le terminus de la route se trouve à 15 min sous le sommet, ce qui occasionne par jour de grand beau des parties de parking façon La Grande Motte un 14 juillet.
Si comme nous vous préférez y aller discrètement, tentez une belle soirée d'été. Avec un peu de chance vous pourrez observer la grande faune en toute tranquilité.
Si vous êtes tenté par une randonnée pastorale, rendez-vous au Col de Marcieu, après St-Michel, au nord du Plateau des Petites Roches. Vous vous laisserez alors porter par le sentier qui, après une heure de cheminement en forêt, vous mènera à pied d'oeuvre dans une petite prairie (photo ci-contre), à la croisée des chemins. Les douaniers étaient autrefois ici à l'oeuvre, pour contrôler les traffics qui florissaient à l'époque. L'impressionnant hémicycle qui s'ouvre au dessus de votre tête trace la voie vers le sommet.
L'ascension commence alors, direction le Passage de l'Aulp du Seuil. Le sentier dessine sans fin des épingles dans les pierriers, la pente se fait plus forte, le souffle plus court. Puis, arrivé à la verticale de la falaise, le chemin se glisse à droite contre la paroi, contournant l'avancée rocheuse, avant [...]
Le plateau des Petites Roches est situé en balcon entre la vallée du Grésivaudan et la ligne de crête Est de la Chartreuse, sous la dent de Crolles. Sanatorium au début du siècle, il est aujourd'hui très réputé pour la pratique du vol libre. Tous les ans la Coupe Icare s'y déroule, rassemblant les passionnés — pratiquants et nombreux spectateurs — pour des exhibitions plus ou moins académiques.
Un funiculaire part de Montfort, entre Crolles et Lumbin et se hisse jusqu'au plateau par une rampe très impressionnante. Jadis utilisé pour la construction des établissements du plateau, ce funiculaire est aujourd'hui exploité à des fins touristiques. Il permet notamment aux parapentistes d'enchainer les vols sans avoir à recourir à un véhicule pour remonter à l'aire de décollage, située à 5 min à pied de la gare d'arrivée.
Drôle de retour de l'histoire, après que Néron eut incendié Rome en 64 après JC. Mais les faits sont là ; le Néron, également appelé par les chartrousins "Casque du Néron", de par sa forme rappellant celle des casques romains, aura brûlé pendant près de deux semaines depuis la soirée du dimanche 27 juillet 2003. Le feu a vraisembablement été déclenché par des impacts de foudre au sommet.
Il a ensuite bénéficié de la canicule et de l'intervention limitée des pompiers ; le feu était inacessible à pied vu la pente. Les canadairs étaient accaparés par les incendies monstrueux du Var. Ils ont pu intervenir à quelques reprises, sans obtenir l'efficacité qu'ils ont en plaine, en raison du relief très escarpé qui n'autorisait pas les largages à basse altitude. Le principal traitement a consisté à effectuer des rotations avec un à trois hélicoptères équipés d'une poche d'eau de 1000 litres.
Deux semaines après, la végétation est carbonisée en quasi totalité sur le versant sud, favorisant l'érosion. Les habitants de Saint-Egrève, au pied du Néron, auront vécu ces jours dans une grande inquiétude. Le 8 août au soir, des vents tourbillonnant précédant un orage (photo) avaient permis au feu de sauter la barre rocheuse qui séparait l'incendie des pentes boisées surplombant Saint-Egrève.